• La Souris Chauve

Réponse à un article du Canard Enchaîné

Dernière mise à jour : nov. 9

Nous reproduisons ici la lettre envoyée au Canard Enchaîné par un de nos lecteurs qui nous l'a transmise.

L'article dont il est question s'intitule « La justice prise de cour ». Il a été publié en première page du Canard le 15 septembre.


L’auteur Erik Emptaz critique le fait que les « victimes présumées » de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement ont déposé près de 14 000 plaintes, notamment par le biais « d’un avocat habitué des plateaux télé et des manifs antivax, qui s’y connaît en matière de mise en danger de la vie d’autrui » (nous présumons qu'il s'agit de l’avocat engagé Me Fabrice di Vizio, spécialiste en droit de la santé publique - note de La Souris Chauve). Il reprouve donc la mise en examen récente d’Agnès Buzyn pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

Même s’il ne nie pas des « errements politiques ou leur gravité », il se demande « si c’est bien à des juges d’en juger », pour répondre par la négative. Il souligne qu’il s’agit de la gestion politique d'une épidémie qui a frappé toute la planète, et affirme notamment que « c’est la séparation des pouvoirs qui est sérieusement piétinée quand les juges de la Cour de justice de la République veulent jouer à la République des juges ». Pour conclure que c’est aux électeurs qu’il appartient, par leur vote, de juger de cette politique et de la sanctionner. Ne pas respecter cet équilibre serait « une vraie "mise en danger de la vie d’autrui" ».


La Souris Chauve se joint à notre lecteur P. P. pour exprimer son profond désaccord sur le fond et sur la forme.



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P. ....... P. -...... Le 23 septembre 2021

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69130 ECULLY

Le Canard Enchaîné

Rédaction

173, rue Saint-Honoré

75001 PARIS

Madame, Monsieur,

J’ai sursauté en lisant votre article « La justice prise de cour » dans votre journal du 15 septembre.


J’ai vérifié à plusieurs reprises qu’il s’agissait bien d’un article du « canard » et non d’un communiqué de presse de l’Élysée.


Oui, il y a un immense besoin de justice ! Dans ce dossier « Covid », celle-ci va s’attaquer à une jungle de délits et de crimes. Heureusement, malgré vos affirmations, concernant le pouvoir des électeurs et le pouvoir législatif, la justice est un des derniers contre-pouvoirs qui permette au « peuple souverain » dixit Macron (très drôle : page 2 de votre journal), d’espérer récupérer ce qui lui est chaque jour confisqué.


Oui, il y a un immense besoin de justice ! Lorsque notre pauvre pays est gouverné par une voix unique d’information, qui semble provenir d’une même source, ou qu’une poignée de malfaiteurs en blouses blanches sévissent au journal de 20 heures, sans afficher, comme la loi l’exige, leur conflit d’intérêts avec tel ou tel laboratoire.


Oui, il y a un immense besoin de justice ! C’est pour moi un crève-cœur de le rappeler à un journal qui était autrefois mon favori, lorsque, - je vous cite - « les victimes présumées » n’ont jamais été entendues ou même considérées. Les familles de ceux que l’on a renvoyés ou laissés chez eux, malades, avec un comprimé de Doliprane, et une instruction comminatoire au médecin de famille de ne pas soigner !! Les « victimes présumées » apprécieront.


Va-t-on affirmer, que ceux qui sont morts de ne pas avoir été soignés, l’ont fait par complotisme ?


Oui, il y a un immense besoin de justice. La « mise en danger de la vie d’autrui » est un chef d’accusation bien timide, dont il faudra cependant qu’ils répondent.


Comme, je vous cite : « accusations fourre-tout », il y aurait tout un système à passer au laser de la justice. Lorsqu’un Conseil Constitutionnel approuve une loi qui sert les intérêts du propre fils du président de celle-ci. A part quelques avocats « complotistes », aucun des Gentils Organisateurs de l’info n’en a fait état : oui, c’est un fait, Victor Fabius est le responsable du cabinet McKinsey qui facture 2 millions d’euros par mois (source : Le Point, site Politico) à l’État pour faire passer la pilule des mesures « sanitaires » ou des campagnes « vaccinales » dans notre belle « « « démocratie » » ». Oui, ce dernier mot, très désuet, nécessite l’invention de super-guillemets!

Voilà un bel article pour le Canard !


Ce serait le rôle du Canard, notre « Canard » d’autrefois, de brandir une plume acérée pour pourfendre de telles ignominies….au lieu de servir une soupe indigeste au profit d’un pouvoir qui l’est tout autant.


Oui il y a un immense besoin de justice. Lorsque notre pauvre pays, dans les derniers rangs des morts « covid », se retrouve largement distancé par un des pays les plus pauvres de la planète. Madagascar , 23 millions d’habitants...1000 morts covid….faites le calcul ! Cherchez l’erreur : Ces méchants complotistes ont soigné leur population, avec un traitement local, et beaucoup de médecins ont adopté l’Ivermectine, un des médicaments les moins chers sur le marché ! Cherchez l’erreur !


Eux aussi, on essaye de les faire abjurer : avec des résultats pareils, les médecins malgaches sont forcément des « complotistes ».

Un joli titre en perspective : le pays le plus pauvre de la planète compte cinquante fois moins de morts covid que la France , grâce à une pilule à dix balles !

En sont-ils fiers, nos « responsables ? »

Merci à nos « chers » Labos et Conseils scientifiques …

On va dire qu’ils n’étaient pas au courant…. ? Ce ne sont que de pauvres politiques...oui mais : « conseil scientifique » ...cela fait très sérieux ! Personne n’ose les contredire comme à l’époque du tribunal de l’Inquisition !

Essayeraient-ils de nous faire croire, que la 6e puissance mondiale n’a pas les moyens de se renseigner ? Pauvre pays.

Des médecins qui savent comment soigner... et qui ne le font pas ? On parle de maladie mortelle et Ils n’administrent pas le bon produit….. demandons à un pénaliste comment qualifier ces faits ??

Mise en danger ?

Tiens...tiens, on reparle de droit ?


La justice, comme la démocratie, passe d’abord par l’information. Vous les quelques « canards » supposés indépendants, libres de toutes contraintes, devriez être les ardents défenseurs de celle-ci… l’antidote à la pensée unique, le vaccin contre cette dictature que la population s’impose toute seule, faute de documents sourcés contradictoires.

Car, il suffit de dire : non. C’est votre rôle.


Je pleure mon canard. Je n’ose envisager les causes de cette abjuration. Clientélisme ? ...

Je n’irai pas plus loin dans les suppositions, car il y a encore une tendresse, que j’aimerai que nous retrouvions. Vous : humoristes engagés et fines plumes qui nous ont tant de fois régalé, et nous : lecteurs avides de rire de vos bons mots à travers de l’information sourcée.


Oui, de l’information sourcée, qui nous a tant manqué. Rappelons-nous que si quelques chercheurs « complotistes » n’avaient pas hurlé pendant des mois jusqu’à l’interdiction d’exercer, tentant de défendre un chercheur Prix Nobel de Médecine, lui-même traîné dans la boue, qui affirmait que le « virus » était un produit de l’ingénierie humaine, ils en seraient encore à nous servir les thèses farfelues du pangolin qui copule avec une chauve-souris….

Là aussi , on tient un bon sujet…


Oui, j’ai un immense besoin de justice. Il n’y a pas de matin où je me réveille sans penser qu’un jour, celle-ci me vengera de ce que j’ai perdu comme liberté, travail, confiance, dignité, amis, temps, projets, durant ces mois où nous avons tous été massacrés par le bon vouloir d’un pouvoir devenu fou, dogmatique et corrompu jusqu’au cœur.

Il est vrai que je ne pardonnerai pas.


Si un de mes proches devait être la victime de cette malfaisance, soit de décisions insensées qui affectent sa santé, ou sa vie, ou d’une malveillance volontaire dans son quotidien, à cause de cette chasse aux sorcières « sanitaire » je veillerai personnellement à ce que les responsables et leurs complices soient punis.

Oui, nous avons tous un immense besoin de justice.

Je suis triste d’avoir rédigé ce courrier. Cela n’aurait jamais du arriver.

Ce cher volatile, contestataire et intelligent a-t-il disparu à jamais ? Je n’ose l’imaginer.

Je parie sur l’avenir. Des jours meilleurs qui verront le rire rejoindre la liberté.


En attendant, je conclus sans compliment.

Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations.


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